« Les vacances d’un serial killer », de Nadine Monfils

Enfin, j’ai fait une première incursion dans l’univers de Nadine Monfils ! Depuis quelques temps j’entendais parler en (très) bien de cette auteure, et j’avais envie de savoir ce que ça valait (à mes yeux évidemment). Alors, je ne vous le cache pas, l’expérience est peu concluante…

Résumé : La famille Destrooper est parée pour les vacances ! Les deux ados sur la banquette arrière, mamie dans la caravane, et c’est parti pour un séjour avec vue sur la mer à Blankenberge, sur le littoral de la mer du nord. Mais les vacances ne vont pas tout à fait se passer comme prévues. Les enfants facétieux s’amusent avec la caméra et en visionnant leur production, s’aperçoivent qu’ils ont filmé un meurtre sur l’aire d’autoroute. Et ils vont tomber des nues en apprenant que le dangereux tueur se rend au même camping qu’eux.

Mon avis : Les vacances d’un serial killer est à prendre comme tout sauf un polar classique. Rien ne s’y passe normalement, tout est complètement dingue et improbable, à commencer par les personnages eux-mêmes. Les enfants ont été prénommés Steven en hommage à Steven Seagal et Lourdes parce que la mère est tombée sur le nom de la fille de Madonna dans un magazine people. Ajoutez à la famille la grand-mère aussi détestable que Tatie Danielle et vous aurez le portrait de la famille.

Les aventures que vont vivre les Destrooper sont parfaitement rocambolesques. Avec une chambre qui n’a pas du tout vue sur la mer, la pluie persistante, et la grand-mère qui n’en fait qu’a sa tête, les catastrophes s’enchaînent. Et le serial-killer finit par ne plus être celui qu’on croit.

Alors c’est drôle, ça joue sur les clichés belges et du nord en général. L’humour de Nadine Monfils est noirissime et acide. Mais au bout d’un moment, cela devient lassant. La quatrième de couverture cite le libraire Gérard Collard qui juge ce roman « jamais vulgaire » et compare Nadine Monfils à Audiard et LautnerEh bien non, il y a beaucoup de vulgarités et l’humour de Nadine Monfils est bien moins fin que celui d’Audiard. C’est comme un cornet de frites, au début ça se déguste avec plaisir et appétit, mais après plusieurs bouchées on trouve ça plutôt gras et lourd. Il y aura toujours des lecteurs gourmands et amateurs qui apprécieront ce style de bout en bout. Personnellement j’ai trouvé l’exercice trop facile. Il arrive tellement n’importe quoi qu’il n’y a plus besoin de chercher la cohérence, il suffit d’ajouter une nouvelle péripétie totalement farfelue à la suite de péripéties totalement farfelues, si bien qu’on ne retient pas l’histoire mais des épisodes dans l’histoire. Le style n’est cependant pas inintéressant, et le roman recèle de jeux de mots très bien trouvés. Disons qu’il faut le lectorat adéquat, et manifestement, je n’en fais pas partie.

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

♣ L’humour potache, un peu masculin, j’aime bien. Que ce soit une femme qui soit aux commandes, c’est encore mieux. Mais c’est bien à petites doses, à un moment ce n’est plus drôle, c’est juste lourd. Et ce qui m’a perturbée c’est la première page de critiques élogieuses sur l’auteure, avant de commencer le roman. Des citations de célébrités encensant l’auteure. C’est un procédé que j’aime moyen… J’aimerais bien avoir vos avis sur les romans de Nadine Monfils en général, ou sur celui-ci en particulier. Est-ce que vous aimez ? Pourquoi ? Curiosité d’une lectrice qui n’a pas su rentrer dans son univers, du moins, pour cette fois 😉

Pocket, 2012, ISBN 978-2-266-22230-3, 253 pages, 5,80 €

Un avis qui diffère du mien : Miss Alfie’s mec 

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14 réflexions au sujet de « « Les vacances d’un serial killer », de Nadine Monfils »

    1. Ça ne m’étonne pas du tout, c’est vraiment le genre de roman auquel on adhère totalement ou pas du tout :),Je vais aller lire son avis, je suis curieuse

    1. Je lirais bien aussi « La petite fêlée aux allumettes », j’ai lu de bonnes critiques sur ce livre. Il faut bien que je laisse une deuxième chance à Nadine Monfils 😉

  1. Vu ta chronique, c’est apparemment le genre de livre qu’on aime ou qui insupporte. Je pense que je serais plutôt dans la seconde catégorie alors je laisse tomber.

A vous les micros !

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