« La rivière noire », d’Arnaldur Indridason

Résumé : Un homme est retrouvé assassiné dans son appartement, à Reykjavik. Il porte un t-shirt de femme et on retrouve des traces de la drogue du violeur dans son salon. Tout porte à croire que sa victime a su se défendre au point de tuer son agresseur. Mais les choses sont-elles aussi simples ? L’enquêtrice Elinborg est chargée de l’affaire et compte bien débusquer le vrai coupable.

Mon avis :Voilà un roman policier on ne peut plus classique, mais néanmoins efficace. Nous suivons Elinborg dans ses avancées, menant des interrogatoires, et l’intrigue avance petit à petit jusqu’au dénouement final. Il arrive que la partie investigation soit passionnante et le fin mot de l’histoire décevant, alors qu’ici, c’est le contraire. L’enquête avance, mais mollement. On tourne en rond pendant une bonne partie du roman, Puis la machine s’emballe et nous tournons les pages avec avidité pour connaître la résolution de l’énigme.

L’histoire imaginée est impeccable et le personnage principal, Elinborg, très convaincant. Mais ce qui manque à ce polar c’est plus de suspense, plus de rythme. Et surtout, il manque une explication à un élément de la scène de crime. Il se peut que je sois passée à côté de l’information, mais ce détail me troublait particulièrement et j’avais hâte de connaître son rôle dans l’histoire.

La rivière noire est donc un polar classique et plaisant, mais on est loin du bijou de la littérature policière annoncé sur la couverture.

♣ C’est le premier roman que je lis d’Arnaldur Indridason et bien que cela ne m’ait pas emballée plus que ça, cela ne me rebute pas pour autant. J’entends beaucoup de bien de cet auteur, je me dis donc que je ne suis pas tombée sur le meilleur. Cependant, si je reste sur ma faim la prochaine fois aussi, je ne forcerai pas plus.

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire.

Points, 2012, ISBN 978-2-7578-2829-8, 358 pages, 7,30 €

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12 réflexions au sujet de « « La rivière noire », d’Arnaldur Indridason »

  1. Arnaldur traduit par Eric Boury est d’un humanisme total dans un genre_ le polar _ qui pourrait faire douter. Si « La femme en vert » est un sommet dans la l’expression de l’intimité de la maltraitance familiale, le coeur même de notre humanité, ‘la rivière noire’ puis ‘la muraille de lave’ renoue avec le meilleurs des titres de cet auteur. Toujours la même justesse de la marche de l’histoire, du vécu collectif, et de la mutation de notre temps. Avec un regard généreux. Pas d’extravagances. pas de sensationnel. La définition même du roman scandinave: de l’extraordinaire qui arrive à des hommes ordinaires. Lisez la femme en vert, faites vous une opinion. Et je ne désespère pas de vous savoir fans.

    1. Je ne désespère pas non plus 😉
      Ce qui m’a gênée dans La rivière noire c’est un manque de rythme et de cohérence, et comme je ne veux pas spoiler je ne peux rien dire. L’histoire en elle-même m’a plu, c’est déjà ça de gagné ^^

  2. Je commence à me demander si ce n’est pas moi qui suis passée à côté… Mais pour un polar il y a des choses qui clochent, ça ne fait pas vrai. J’attends de voir ce que ça donne avec ses autres romans 😉

A vous les micros !

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