« Le Goût des pépins de pomme », de Katharina Hagena

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman, qu’il me tardait de découvrir. Je suis très friande de ce type d’histoires, où un personnage revient sur sa vie passée, menant le lecteur de surprises en surprises dans un passif qu’il ne soupçonnait pas. C’est ce que je pensais trouver dans Le Goût des pépins de pomme.

Le titre aurait dû me mettre sur la voie. Ca n’a pas bon goût les pépins de pomme. Ici ils sont même insipides, ce qui est encore pire. J’ai lu le roman sans éprouver aucune émotion : ni plaisir, ni curiosité, ni aversion… rien.  Mais d’abord, un petit résumé .

Résumé : Iris hérite de la maison familiale, celle de sa grand-mère Bertha. C’est une surprise, et elle ne sait pas si elle va la garder. Juste après l’enterrement elle y passe le week-end, et les souvenirs remontent à la surface. Elle repense à sa cousine Rosemarie, morte très jeune, à leur voisine Mira, à sa mère et ses soeurs, leurs relations entre elles. Iris évoque aussi la rencontre de ses parents, sur la patinoire du village. Mais le présent a son importance aussi. Il se trouve que Max, le frère de Mira, habite toujours la maison voisine. Une opération séduction se met en place de part et d’autre.

Mon avis : ç’aurait pu être un très bon roman, mais il manque le piquant qui rend le lecteur curieux. Nous aurions dû être titillés, nous demander pourquoi Rosemarie est morte si jeune, pourquoi Mira a coupé les ponts… Et oui, on se demande pourquoi, mais on ne tourne pas fébrilement les pages mourrant d’envie de connaître la réponse. Non, on attend, en se disant que ça arrivera quand ça arrivera. Le passé d’Iris est ennuyeux. Il n’y a rien de palpitant, juste des histoires de famille qui ressemblent à celles de n’importe qui. Je ne sais pas si c’est lié au fait que ce soit un récit allemand, qui se passe en Allemagne, et que la culture littéraire y est différente. La littérature scandinave a aussi ce côté contemplatif et pourtant je me régale, la plupart du temps, donc… Je ne sais pas. Et puis il y a aussi le passé du grand-père. Un point est soulevé à un moment, et le fin mot du mystère n’arrive jamais.

L’écriture n’est pas mauvaise pour autant. Curieusement je me rendais compte que l’histoire était bien écrite, mais je survolais les mots sans jamais parvenir à entrer dans le texte.

Il faut voir le bon côté des choses, cette lecture me permet de rayer un premier livre de mon challenge ABC 🙂

Le Livre de Poche, ISBN 978-2-253-157025-2, 286 pages, 6,50 €

 

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6 réflexions au sujet de « « Le Goût des pépins de pomme », de Katharina Hagena »

  1. Je suis en train de le lire -j’en suis à la moitié).

    C’est assez drôle car franchement vu ton avis j’y allais un peu à reculons.
    Au final j’aime beaucoup, même si le personnage principal m’agace un peu.

    Je reviendrais avec un avis lus construit quand je l’aurai fini ^^

  2. Désolée pou mon post précédent bourré de coquilles :/

    Donc je l’ai fini à présent et je peux dire que j’ai bien aimé.

    Surtout le décor et l’ambiance.
    Ce livre est à la fois rassurant et malsain comme cette maison de famille .

    L’auteur a bien traduit par cette atmosphère dans l’état d’esprit d’Iris.
    Elle est à la fois heureuse d’être dans cette maison mais mal à l’aise car entourée par de trop nombreux fantômes de son passé.

    On ressent une espèce de gêne légère, mais omniprésente .
    Comme quand le personnage,enfile les vieille robes de ses tantes.
    Moi aussi j’aimais ressortir ces reliques quand j’étais petite, mais une fois dedans on ne peut s’empêcher de se sentir « coincé » dans quelque chose qui ne nous appartient pas.

    J’ai aimé l’ambivalence d’Iris face aux souvenirs qui resurgissent lorsqu’elle rentre dans la maison de sa grand mère.
    On sent que beaucoup de choses pèsent sur ces épaules et c’est parfois difficile pour elle de faire face seule à la culpabilité que toute une famille a pu porter sur plusieurs générations.

    Le seul truc qui m’a agacé c’est le comportement d’Iris face à Max, mais c’est peut être mon coté « je suis pas une fifille et je n’aime pas la romance » qui parle.

    Bref j’en garderai un bon souvenir au final.
    Par contre j’étais persuadée que les pépins de pomme étaient hautement toxiques et qu’il fallait absolument pas les manger …

    1. Tant mieux si tu as aimé alors. Pour tout de dire heureusement que j’ai écrit un billet dessus car je n’en ai gardé qu’un souvenir ténu ^^

A vous les micros !

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