"Carnets de mariage" de Romain Ronzeau

Couv_185297Le mariage, le plus beau jour de notre vie ! Tout le monde est heureux, les mariés sont beaux, l’harmonie et la bonne humeur règnent… Mais que d’embûches avant d’arriver à ce résultat ! La préparation d’un mariage, c’est un peu le parcours du combattant. Il faut trouver la salle, le traiteur, les tenues, le thème etc. Et en plus, il faut que les futurs mariés soient d’accord, ce qui n’est pas toujours une mince affaire.

C’est à cette aventure à deux que nous convie Romain Ronzeau, qui s’est apparemment inspiré de son expérience puisque le futur marié de cette BD porte son nom. Il commence avec un journal de mariage, qui est une sorte d’album que doivent compléter les futurs mariés au fur et à mesure qu’ils préparent leur mariage. Comme on pouvait s’y attendre, c’est la fiancée qui s’implique le plus, au point de préparer un planning très détaillé avec un timing serré. Le jeune homme, quant à lui, souhaite juste "une belle fête".

PlancheA_185297L’auteur nous emmène donc étape après étape sur la route ardue de la préparation du mariage. Tout y passe, y compris la demande. L’alliance qui devait être toute simple, mais qui avec trois diamants est tout de même plus jolie. La famille qui se mêle du plan de table. Le DJ qui ne comprend pas très bien ce qu’on attend de lui. Certaines scènes sont inutiles et semblent être là uniquement pour remplir les pages, telles que la préparation sportive, mais l’ensemble de l’ouvrage fait suffisamment mouche pour qu’on pardonne à l’auteur cette lacune.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le parti pris de l’auteur qui vise à montrer que même si l’amour est bel et bien au rendez-vous, un mariage comporte sa farandole de tracas. J’ai aussi beaucoup apprécié son auto-dérision, puisqu’il passe pour un grand gamin fan de comics qui a oublié de grandir.

Les dessins sont assez simples, ce n’est pas ce qu’on retiendra le plus mais cela reste une BD agréable à parcourir. Et à lire, histoire de dédramatiser ce qui après tout, ne devrait être qu’une "belle fête".

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’imaginaire

Delcourt, avril 2013, ISBN 978-2-7560-2730-2, 134 pages, 14,95 €

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"Bleu presque transparent", de Ryu Murakami

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Autant que possible, j’essaie maintenant de me procurer mes livres pour les challenges à la bibliothèque. Mon appartement ressemble de plus en plus à une caverne aux livres et même si ce n’est pas désagréable, ce n’est pas toujours gérable. Cela me permet en plus de me contenter de ce que je trouve et ainsi de piocher des lectures vers lesquelles je ne me serais pas tournée de prime abord. Comme ce roman de Ryu Murakami. Non seulement parce que ce roman a fait la guerre, a dû subir des pauses goûters et je ne sais quelles autres aventures (vive le gel anti-bactérien), mais aussi parce que la couverture suspecte ne m’attirait pas des masses.

La quatrième de couverture a cependant éveillé mon intérêt :

Ce premier roman d’un étudiant de 24 ans reçut en 1976, l’année de sa publication, le prix Akutagawa, le Goncourt nippon. En six mois, un million et demi d’exemplaires étaient vendus et le livre déchaînait les passions. La critique japonaise a parlé de "sensibilité révolutionnaire", de "regard qui zoome et panoramique lentement comme une caméra", de "filtre de lucidité à travers lequel la violence et l’érotisme le plus cru acquièrent de la pureté". Mais on l’a accusé aussi de cultiver au contraire systématiquement l’érotisme et la brutalité. Etc

Mon avis : waouh

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman, mais la couleur a très vite été annoncée. Nous suivons une bande de jeunes Japonais marginaux, qui se nourrissent de pilules en tous genres et se plantent des aiguilles dans le bras comme nous prenons notre café. Avec une désinvolture déconcertante.

La quatrième de couverture, que j’ai coupée car très longue, évoque Orange Mécanique. C’est à peu près ça, la méchanceté en moins. Ces jeunes là se défoncent mais le font dans leurs appartements, sans mêler les gens à leurs folies.

Ce qui va souvent avec la drogue, c’est le sexe. Ce roman ne déroge pas à la règle. J’ai pensé à La philosophie dans le boudoir de Sade en lisant les scènes imaginées par Murakami. A deux, à trois, à quatre, on s’échange, on se regarde… C’est l’orgie totale ! Et c’est même parfois difficilement concevable, je fronçais les sourcils au-dessus de mon livre tant ça ressemble à un numéro d’acrobates parfois.

Le personnage que nous suivons, le "je", c’est Ryu. Nous suivons donc ses pensées, et avons en même temps que lui l’esprit parasité par les effets de la drogue. J’ai beaucoup aimé cette transposition, cette vie par procuration. Les sensations physiques sont également très bien retranscrites. Je ne rêve pas secrètement d’une vie de dépravée, mais j’aime quand un écrivain sait me mettre à la place de quelqu’un qui ne me ressemble pas. C’est le talent de l’auteur que je mets ici en avant.

Ces jeunes ne sont pas insouciants, au contraire. C’est pour oublier et s’oublier qu’ils vivent intensément. Ce que je n’ai pas compris c’est la forte présence des noirs, qui n’ont rien à envier aux jeunes Japonais question sexe et drogue. J’ai du mal à me figurer une communauté noire à l’époque, et l’explication historique ou sociale m’échappe totalement.

Finalement le hasard a bien fait les choses. J’ai beaucoup aimé cette lecture, aller à la rencontre de cette jeunesse perdue. Et je suis étonnée (en bien) qu’un tel livre ait reçu un accueil aussi favorable.

Ce roman s’inscrit dans le challenge auteurs japonais d’Adalana, puisqu’il fallait découvrir Ryu Murakami ce mois-ci, ainsi que dans le challenge A tous prix de Laure puisque Bleu presque transparent a reçu le prix Akutagawa et le Prix Gunzō du nouveau talent en 1976.

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"L’homme au ventre de plomb", de Jean-François Parot

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Résumé : Le commissaire Nicolas Le Floch est chargé par M. de Sartine et par la cour de démêler une affaire délicate et complexe : la mort mystérieuse du fils d’un courtisan proche du dauphin et du parti dévot. Pourquoi les parents défendent-ils la thèse du suicide alors que leur enfant n’avait jamais manifesté son désir d’en finir ? Pourquoi son frère a-t-il disparu ? Qui est véritablement son énigmatique fiancée ? Très rapidement Nicolas conduira ses investigations à Paris, puis à Versailles dans l’entourage de la famille royale et de la favorite Mme de Pompadour. Dans un royaume toujours en guerre et agité par des querelles religieuses, il peut se révéler très dangereux de s’intéresser de trop près à des imbroglios politiques protégés par des secrets de famille…

Mon avis : bien, mais moins bon que le premier tome.

J’ai adoré retrouver l’univers du Nicolas le Floch : le contexte historique, social et politique me passionne et est formidablement rendu par Jean-François Parot. Nous retrouvons des personnages connus comme la Pompadour, mais aussi des gens du peuple, plus simples, qui nous rapprochent du quotidien de l’époque. Je suis toujours autant admirative de la plume de l’auteur, qui utilise un langage châtié et le vocabulaire adéquat pour l’époque.

L’intrigue m’a moins intéressée que dans le premier tome. Je l’ai trouvée plus linéaire, on se fait moins balader. Un peu plus facile aussi, pas dans le sens où on devine tout, mais où certains évènements arrivent sans qu’on ne comprenne vraiment pourquoi. Et parfois les explications sont survolées.

Je reste donc un peu sur ma faim mais retrouverai avec plaisir notre chez enquêteur. D’ailleurs mon homme est en train de lire le troisième tome et me souffle que l’histoire présage d’être très intéressante après cette mini déception pour "L’homme au ventre de plomb". Affaire à suivre… ;)

10/18, 2012, ISBN 978-2264031761, 311 pages, 7,50 €

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"Pour seul cortège" de Laurent Gaudé

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Résumé : en plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la fièvre. Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa dépouille.
Des confins de l’Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau auprès de l’homme qui a vaincu son père…
Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée.

Mon avis :  bien

Ce ne sera pas un coup de coeur comme pour la plupart des blogueurs/ses qui ont lu cet ouvrage, mais j’ai beaucoup aimé.

Il s’agit des derniers jours d’Alexandre le Grand, qui s’effondre en plein banquet, touché par un mal de ventre qui le paralyse. Ses soldats fidèles, ses proches et d’autres vont se succéder au chevet du mourant qui résiste de toutes ses forces à l’appel de la mort.

Dans le même temps, Dryptéis, belle-soeur d’Alexandre, vit recluse dans un monastère depuis la mort de son mari. On vient la chercher pour convaincre sa grand-mère de "dire la mort ou la vie" au sujet du roi Alexandre. Dryptéis part avec eux, laissant son enfant à une servante, sachant au fond d’elle-même qu’elle ne reviendra jamais.

Nous suivrons l’histoire sous trois angles : Alexandre et ses compagnons, Dryptéis, et un combattant dont seule la tête est revenue au royaume, mais qui "survit" en voix off.

Le souci avec ce roman, c’est que je ne sais pas trop quoi en dire. L’histoire ne m’a pas passionnée en fait. Les hommes d’Alexandre et Dryptéis veulent accomplir le dernier souhait d’Alexandre en amenant sa dépouille sur le territoire qu’il comptait conquérir. Son ultime conquête.

Ce que j’ai davantage aimé, c’est l’écriture. Comme un souffle qui nous pousse toujours plus en avant. C’est beau, lyrique, et épuré. Il n’y a pas un mot de trop, pas un mot qui manque. Une écriture pointue au service d’une histoire épique.

Je n’ai aucune idée des limites entre l’avéré et l’imaginaire, je n’ai pas fait de recherches car l’histoire me plait comme ça. Même si elle ne m’a pas passionnée, je le répète, elle m’a touchée.

J’ai lu tant de billets élogieux que je vous encourage à lire ce roman et vous faire votre propre opinion, sachant que mon billet ne lui rend pas l’hommage qu’il mérite. Parfois on ne sait pas mettre des mots sur notre ressenti ;)

Actes Sud, août 2012, ISBN 978-2-330-01260-1,185 pages, 18 €

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Un pont en Normandie !

C’est avec ce jeu de mot douteux que j’ouvre ce billet consacré au fabuleux "week-end" de cinq jours que nous avons passés dans le Calvados. Nous n’avons pas bu de cidre, ni de calva, ne nous sommes pas empiffrés de camembert non plus, mais avons goulûment avalé de sublimes paysages ! Le beau vert de la campagne associé au bleu du ciel (la météo a été clémente malgré les prévisions de météo France), c’était magique ! La preuve en images…

Cabourg

Cabourg

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441 Des maisons à colombages, magnifiques

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L’église de Cricqueboeuf448 430

Le château de Guillaume le Conquérant à Falaise

Le château de Guillaume le Conquérant à Falaise

La cathédrale de Lisieux (c'est pas très beau Lisieux au passage...)
La cathédrale de Lisieux (c’est pas très beau Lisieux au passage…)

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Etretat, un site magnifique et un village très agréable. Le coup de coeur inattendu sur la route du retour !

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"Adopte un thon.com", de Lynda Corazza

adopte-thon-com-412-l325-h456-cLola est une jeune femme comme une autre : la trentaine, de taille moyenne, un physique banal… et célibataire. Pas facile de trouver chaussure à son pied, surtout quand on n’a pas été aidée par la nature. Sur les conseils de ses deux amis, Lola s’inscrit sur un site de rencontres, et ce sont ses aventures virtuelles que Lynda Corazza nous invite à suivre dans ce petit ouvrage.

Tous les aspects des sites de rencontres sont abordés dans une série de scènes, avec une planche par situation, bien que le tout constitue un ensemble cohérent avec une chronologie. Pour commencer, il faut s’inscrire. Le choix du pseudo se fera de façon atypique mais très drôle, tout comme celui de la photo. Lola devra ensuite naviguer entre les pervers, les voyeurs, les lourds, les moches… pour notre plus grand plaisir !

2013-05-14 16.27.39Car cet ouvrage est très drôle, on le lit d’une traite sans voir le temps passer. Aucune vulgarité, même si la grossièreté de certains interlocuteurs est bel et bien évoquée. Les gags sont efficaces, le ton corrosif. Quant aux dessins "girly", ils s’accordent à merveille à l’esprit de cette BD réjouissante, qui fera rire autant les hommes que les femmes. Car si l’héroïne est une fille, n’importe quel garçon a des chances de se retrouver dans une des situations présentées, qui parleront à quiconque a déjà visité un site de rencontres. A recommander !

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Le Lombard, 2013, ISBN 978-2-8036-3259-6, 48 pages, 12 €

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"Neige" de Maxence Fermine

Me voilà de retour après un gros week-end passé en Normandie, du côté de Cabourg ! Je partagerai certainement quelques photos avec vous, mais avant de partir j’avais lu ce roman de Maxence Fermine et je ne peux attendre plus longtemps pour vous en parler !

C’est Missbouquinaix qui m’a donné envie de lire et auteur, ainsi que d’autres blogueuses (mais je ne sais plus qui :S), et je les remercie car j’ai fait une découverte mémorable.

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Résumé : A la fin du XIXè siècle, au Japon, le jeune Yuko s’adonne à l’art difficile du haïku. Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d’un maître avec lequel il se lie d’emblée, sans qu’on sache lequel des deux apporte le plus à l’autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l’image obsédante d’une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes.

Mon avis : coup de coeur !

C’est un roman sublime qu’il m’a été donné de lire. J’ai été totalement happée par cette histoire courte, intense, et si poétique.

Le père de Yuko lui donne le choix entre deux options, en adéquation avec les traditions familiales : devenir prêtre ou soldat. Or Yuko, dans l’île blanche d’Hokkaido, n’a qu’une passion : les haïkus dédiés à la neige. La neige si pure qui le fascine tant.

Afin de mieux maîtriser son art il se rendra au sud pour rencontrer le maîtres des couleurs. L’histoire de cet homme aveugle est magnifique, touchante et poignante. Il a une vision des choses qui me parle : Je vois encore le bleu des grenouilles et le jaune du ciel. Alors, qui de nous deux est le plus aveugle ?

C’est une histoire très courte donc je n’en dirai rien de plus, si ce n’est qu’il est question d’amour, de respect, et d’un peu de magie aussi.

Le style de Maxence Fermine est merveilleux. Il sait percevoir l’essence des choses, révéler en des mots simples LA beauté.  Sans faire de phrases compliquées, avec des chapitres ne faisant parfois qu’un feuillet, il donne à son récit une dimension émotionnelle époustouflante. J’ai été subjuguée par son écriture, par l’histoire de Yuko, proche du conte, et vous encourage vivement à aller à la rencontre de cet auteur qui m’a énormément touchée.

Points, 2000, ISBN 978-2020385800, 98 pages, 4,70 €

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"Retour à Whitechapel", de Michel Moatti

retour-a-whitechapel-3494922L’histoire de Jack l’Eventreur m’a toujours fascinée. Un homme qui a assassiné sauvagement au moins cinq prostituées, qui a cessé brutalement, et dont l’identité n’a jamais été établie… Ça m’interpelle. Quelles étaient ses motivations ? Comment a-t-il pu échapper à la police ? Nous sommes nombreux à nous poser ces questions tout en sachant que nous ne saurons jamais.

Michel Moatti se propose dans Retour à Whitechapel de nous conter la véritable histoire de Jack l’Eventreur. Il va pour cela utiliser un personnage fictif, la fille de la dernière prostituée assassinée : Amelia Pritlowe. Elle est infirmière à Londres, pendant le Blitz, et entreprend d’adhérer à un club de membres cherchant à démasquer Jack l’Eventreur. Nous suivons ses recherches à travers un journal intime.

En parallèle, le roman met en scène les événements de 1888. Les femmes se font aborder, tuer, les enquêteurs se déplacent, le meurtrier réfléchit… Et c’est cette partie là qui m’a beaucoup gênée. Car tout cela n’est qu’hypothétique, mais le narrateur n’use pas du conditionnel.  Les faits sont présentés comme si cela s’était déroulé ainsi. Que l’auteur romance cette histoire est légitime, n’importe quel romancier historique en fait autant. Mais ici, je trouve que ce n’est pas assez explicité.

J’avais lu le document de Patricia Cornwell Jack l’Eventreur – Affaire classée, que j’avais adoré. Car la romancière a enquêté, a réuni des indices, et grâce à ce faisceau d’indices nous a expliqué quelle conclusion elle en a tiré, et le nom du meurtrier. On y croit ou pas, mais au moins il y a un raisonnement. Dans le roman de Michel Moatti, j’ai vu ce même nom, mais il est apparu comme ça, pouf, de nulle part. Et c’est vraiment ce qui me gêne. Il n’y a pas d’enquête à proprement parler.

Et je n’ai vraiment pas du tout aimé le subterfuge utilisé pour la révélation de la fin. il n’y a rien de tangible.

Je suis donc très déçue, je m’attendais à un roman dans lequel nous avancerions en même temps que le narrateur sur les traces de Jack l’Éventreur, mais il n’en est rien. Le narrateur connaissait déjà l’identité qu’il attribuerait au meurtrier et a tissé une histoire autour. Je regrette aussi que l’auteur n’explique son cheminement de pensées qu’en fin d’ouvrage, alors qu’il aurait été tellement plus judicieux de l’intégrer au récit. Même chose pour les meurtres. Ayant aussi vu l’excellent film avec Michael Caine, je connais l’histoire de ces meurtres. Mais quand on n’en sait pas plus que cela, il y a très peu d’informations au final. Il faut encore une fois attendre les notes de fin d’ouvrage pour en savoir plus.

Néanmoins, j’ai apprécié le carnet d’enquête qui accompagne le roman. Il s’agit d’un pêle-mêle contenant des clichés, des documents d’archives, des notes manuscrites de l’auteur. Et je l’ai trouvé bien fichu. Mais le roman en lui-même ne m’a pas convaincue.

Remerciements : merci à Agnès de HC Editions pour l’envoi de ce roman, qui me tentait tellement pourtant !

HC Editions, 2013, ISBN 9782357201361, 351 pages, 19,90 €

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"Rides", de Paco Roca

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Voici une BD sur laquelle je suis tombée par hasard à la médiathèque, en parcourant les rayonnages. Je l’ai feuilletée et le thème aussi bien que les dessins m’ont attirée d’emblée.

Résumé : Ernest est devenu un poids pour son fils, qui décide de le placer en maison de retraite. En effet, la maladie d’Alzheimer commence à faire son oeuvre et il est difficile de s’occuper correctement d’Ernest, qui va devoir apprendre à vivre dans une communauté composée de personnes âgées.

Mon avis : très touchant.

Le début annonce la couleur : le fils parle à son père comme à un demeuré, prévient qu’il ne viendra quasi pas lui rendre visite, et c’est un père au coeur meurtri qu’on voit entrer dans la maison de retraite. Émotionnellement ça attaque tout de suite très fort.

C’est Emile, le voisin de chambre d’Ernest, qui va le prendre sous son aile et lui présenter l’établissement et ses pensionnaires. Emile est bon camarade mais n’hésite pas à abuser de la confiance des autres en leur prenant de l’argent, l’air de rien. Il est aussi le plus cynique, et prend un malin plaisir à souligner que lui a de la chance de ne pas avoir de famille quand il voit comment ceux qui en ont sont traités.

2013-04-30 15.52.00On s’attache facilement aux personnage. J’ai beaucoup aimé le couple formé par Georgette et Marcel. Elle, est parfaitement saine d’esprit, mais son mari en est à un stade avancé d’Alzheimer. Il semble être en permanence dans un autre monde mais on sent bien que sans Georgette il ne se porterait pas aussi bien.

Ce qui frappe évidemment c’est la vie dans la maison de retraite. Comme le dit Emile, à part manger et dormir, il ne se passe rien. Dans la salle de télé, tout le monde dort. Dans le salon, tout le monde dort. Dans la bibliothèque, pas mieux. La vie y est ennuyeuse à mourir, et Ernest ne semble pas avoir sa place au milieu des autres pensionnaires. Mais finalement il s’y fait, et tisse des liens. Et puis il se rend compte qu’il est vraiment malade. Ce sont de petites choses, mais il pense qu’il travaille encore à la banque ; il a du mal à boutonner sa chemise ; il ne sait plus ce qu’il y avait au dîner la veille…

J’ai beaucoup aimé cette BD. Les planches sont simples mais dégagent beaucoup d’émotions. Ça m’a plu d’entrer dans cet univers pas très joyeux, car on y trouve de l’amitié et de l’affection, et un peu de folie bienvenue finalement. Ceci dit, cela ne me donne vraiment pas envie de vieillir…

Delcourt, 2007, ISBN 978-2-7560-0417-4, 102 pages

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Challenge Les 100 livres à lire au moins une fois

challenge-des-100-livres-chez-bianca (1)Je me suis inscrite à ce nouveau challenge, proposé par Bianca. Ce qui me plait beaucoup c’est qu’il n’y a pas d’objectif ni de date limite, on pioche ce qu’on veut quand on veut :)

Avec l’aide des blogueurs et blogueuses Bianca a dressé une liste des 100 livres à avoir lus : des classiques, des livres qui nous ont marqués…

Les liens sont rétroactifs donc si vous en avez déjà lu et que vous souhaitez participer, n’hésitez pas à les utiliser. Si vous voulez vous joindre à nous, laissez un commentaire à Bianca ici. Je vous invite aussi à lire les consignes pour déposer les billets, c’est toute une organisation de s’occuper d’un challenge et autant l’aider au mieux dans cette tâche :)

Et pour terminer, voici la fameuse liste !!

1984, George Orwell

A la croisée des mondes, Philip Pullman

Agnès Grey, Agnès Brontë

Alice au Pays des merveilles, Lewis Carroll

Angélique marquise des anges, Anne Golon

Anna Karenine, Léon Tolstoï

A Rebours, Joris-Karl Huysmans

Au bonheur des dames, Émile Zola

Avec vue sur l’Arno, E.M Forster

Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell

Barry Lyndon, William Makepeace Thackeray

Belle du Seigneur, Albert Cohen

Blonde, Joyce Carol Oates

Bonjour tristesse, Françoise Sagan

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez

Charlie et la chocolaterie, Roald Dahl

Chéri, Colette

Crime et Châtiment, Féodor Dostoïevski

De grandes espérances, Charles Dickens

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes

Des souris et des hommes, John Steinbeck

Dix petits nègres, Agatha Christie

Docteur Jekyll et Mister Hyde, Robert Louis Stevenson

Don Quichotte, Miguel Cervantès

Dracula, Bram Stocker

Du côté de chez Swann, Marcel Proust

Dune, Frank Herbert

Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Fondation, Isaac Asimov

Frankenstein, Mary Shelley

Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

Harry Potter à l’école des sorciers, J.K Rowling

Home, Toni Morrison

Jane Eyre, Charlotte Brontë

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

L’adieu aux armes, Ernest Hemingway

L’affaire Jane Eyre, Jasper Fforde

L’appel de la forêt, Jack London

L’attrape-cœur, J. D. Salinger

L’écume des jours, Boris Vian

L’étranger, Albert Camus

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera

La condition humaine, André Malraux

La dame aux camélias, Alexandre Dumas Fils

La dame en blanc, Wilkie Collins

La gloire de mon père, Marcel Pagnol

La ligne verte, Stephen King

La nuit des temps, René Barjavel

La Princesse de Clèves, Mme de La Fayette

La Route, Cormac McCarthy

Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle

Le cœur cousu, Carole Martinez

Le comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas

Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo

Le fantôme de l’opéra, Gaston Leroux

Le lièvre de Vaatanen, Arto Paasilinna

Le maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

Le nom de la rose, Umberto Eco

Le parfum, Patrick Süskind

Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupery

Le père Goriot, Honoré de Balzac

Le prophète, Khalil Gibran

Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel

Le rouge et le noir, Stendhal

Le Seigneur des anneaux, J.R Tolkien

Le temps de l’innocence, Edith Wharton

Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepulveda

Les Chroniques de Narnia, CS Lewis

Les Hauts de Hurle-Vent, Emily Brontë

Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos

Les Malaussène, Daniel Pennac

Les mémoires d’une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir

Les mystères d’Udolfo, Ann Radcliff

Les piliers de la Terre, Ken Follett

Les quatre filles du Docteur March, Louisa May Alcott

Les racines du ciel, Romain Gary

Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig

Madame Bovary, Gustave Flaubert

Millenium, Larson Stieg

Miss Charity, Marie-Aude Murail

Mrs Dalloway, Virginia Woolf

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

Nord et Sud, Elisabeth Gaskell

Orgueil et Préjugés, Jane Austen

Pastorale américaine, Philip Roth

Peter Pan, James Matthew Barrie

Pilgrim, Timothy Findley

Rebecca, Daphne Du Maurier

Robinson Crusoé, Daniel Defoe

Rouge Brésil, Jean Christophe Ruffin

Sa majesté des mouches, William Goldwin

Tess d’Uberville, Thomas Hardy

Tous les matins du monde, Pascal Quignard

Un roi sans divertissement, Jean Giono

Une prière pour Owen, John Irving

Une Vie, Guy de Maupassant

Vent d’est, vent d’ouest, Pearl Buck

Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline

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