Quoi de neuf dans ma besace ? #15

Je suis contente de cette semaine, de jolies choses sont arrivées dans ma boîte à lettres, alors qu’elles n’étaient pas tout à fait prévues ^^

Pochetroc

J’ai encore eu de la chance cette semaine, deux romans pour lesquels j’étais en liste d’attente se sont libérés. Le Katarina Mazetti rentre dans mon challenge Littérature nordiques, ça tombe plutôt bien :)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Swap civilisations antiques

Comme je vous l’ai dit en détaillant les livres que m’a offerts Valoch’ dans le billet consacré au swap, j’ai été très gâtée avec ces livres qui ont déjà trouvé leur place dans ma PAL :

Achats

Oups, là c’est la sous-rubrique qui tue, normalement j’ai pas le droit… Mais j’ai une bonne excuse : c’est aussi pour mon homme. Je l’ai initié aux romans de Ken Bruen et comme il adore et que cette semaine il est en vacances, je lui ai fait la surprise de les lui prendre ^^

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quoi de neuf de votre côté ? :)

SWAP Civilisations antiques

Etant férue d’histoire et de lectures historiques, je n’ai pas pu résister à ce swap proposé par Agnah du blog Agnah’s World, consacré aux civilisations antiques.

Le but du jeu était évidemment de faire découvrir aux participants des civilisations antiques, comme le nom du swap l’indique, et chacun a eu droit au questionnaire de rigueur pour cibler au mieux les goûts de sa/son swappé/e.

Le colis devait contenir :

* 1 ou 2 livres (ou plus)
* 1 ou 2 marque pages (ou plus)
* 1 surprise
* 1 gourmandise
* 1 petit mot sympa (lettre, carte…)

Et voici ce que j’ai reçu de Valoch’, qui m’a bien gâtée.

A l’ouverture du colis je m’en suis pris plein les mirettes :) De la couleur ! Et de la paille ^^ La boîte qu’il m’avait confectionnée s’est ouverte et le contenu s’était étalé dans le colis, ça faisait vraiment malle au trésor que je devais fouiller, c’était amusant. Par chance il n’y avait rien de fragile, il n’y a que le papier cadeau qui n’a pas tenu le choc.

Voyons tout ça plus en détail… J’avais précisé dans mon questionnaire que je ne voulais pas de civilisation égyptienne. Pourtant je n’en ai pas lu grand chose, mais elle ne m’attire pas plus que cela. Valoch’ a donc évité ce thème, alors qu’avant de recevoir ma fiche il était parti sur cette idée ^^

Je vous dévoile donc les livres qu’il m’a choisis :

Moi, Tituba sorcière… de Maryse Condé : Fille de l’esclave Abena violée par un marin anglais à bord d’un vaisseau négrier, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya, guérisseuse et faiseuse de sorts. Son mariage avec John Indien l’entraîne à Boston, puis au village de Salem au service du pasteur Parris. C’est dans l’atmosphère hystérique de cette petite communauté puritaine qu’a lieu le célèbre procès des sorcières de Salem en 1692. Tituba est arrêtée, oubliée dans sa prison jusqu’à l’amnistie générale qui survient deux ans plus tard. Là s’arrête l’histoire. Maryse Condé la réhabilite, l’arrache à cet oubli auquel elle avait été condamnée et, pour finir, la ramène à son pays natal, la Barbade au temps des Nègres marrons et des premières révoltes d’esclaves.

Le livre de Dina T1 d’Herbjørg Wassmo : Figé dans un linceul de glace, à l’extrême pointe de la Norvège, le Nordland est un pays de fin du monde. [...] Là-bas, se déchaîne une furie, une femme, Dina, que la mort suit comme son ombre. Enfant, Dina est frappée par le destin, par la main de Dieu ou par celle du diable. Ou par les trois. Elle tue sa mère. Maudite par son entourage, abandonnée à elle-même, elle grandit, sauvage et, surtout, libre. Dès lors, Dina, arrogante, farouche, ira, seule, sur un long chemin de hargne. [...] Le Livre de Dina est un long requiem, un chant de douleur et de violence, de folle passion et d’insondable solitude. Ici, l’amour est une danse effrénée et voluptueuse, une torture, une mise à mort. Herbjorg Wassmo dirige son tumultueux personnage d’une plume rapide, sensuelle, vertigineuse. Elle dompte les mots, les images, les sens, tout comme sa Dina asservit son étalon ou ses amants, assouvit sa rage de vivre. Sans palabres.

Le roman de la cité interdite T1 : An 12 de la dynastie chinoise des Tsing… A Tchouen-yun, le petit ramasseur de crottin, la vieille sorcière Pai Taitai a prédit qu’un jour " tous les trésors existant sous le ciel se trouveraient entre ses mains " ; et à Wen-sieou, le cadet de bonne famille, que lui reviendrait " l’écrasant destin de soutenir l’empereur ". Aidé par les eunuques de la ruelle des Vieux Nobles, Tchouen-yun pénétrera dans le gynécée de la redoutable impératrice Tseu-hi, par-delà les neuf enceintes de la Cité Interdite. Son destin et celui de Wensieou croiseront les destinées des plus hautes figures de la cour et se trouveront mêlés aux soubresauts de la fin de l’empire mandchou. Tantôt minutieux, tantôt échevelé, ce roman fait feu de tout bois, brasse réalité et légendes. fouille l’âme des personnages historiques et démonte les ressorts du pouvoir, dont le symbole, la Perle du Dragon conférant le Mandat du Ciel, déchaîne les passions humaines.

Alors il faut l’avouer, Valoch’ s’est risqué sur ce swap. Pourquoi ? Parce que vous avez dû le constater, on est assez loin de le civilisation antique, les trois romans traitent d’époques ultérieures au 16è siècle. Mais il se trouve que je ne me sens pas lésée, ces trois livres me tentent énormément, et je suis donc plutôt contente des choix de mon swappeur ^^

Mais un swap ce ne sont pas ques des livres, et voyez ce que Valoch’ m’a préparé :

Il m’a trouvé un coffret en bois tout mignon, on dirait une malle miniature, et dedans c’était la chasse aux trésors : de la paille, des coquillages et des morceaux de tissus léopard pour l’ambiance, mais aussi des sucettes au caramel, des pièces de monnaie anciennes, et une statuette bouddha. Un mélange de cultures qui me va bien ^^

Et last but not least… des marque-pages !!

J’aime bien choisir mes MPs en fonction de ma lecture, donc il y en a un qui se glissera facilement dans mes romans asiatiques ^^ Quant au MP aux couleurs de l’Afrique fait par Valoch’ himself, je suis fan. Il m’a confiée ne pas en être fier, mais moi je le trouve très chouette. Surtout venant d’un garçon, je suis désolée si ça vous semble sexiste mais je visualise moins la gente masculine customiser des coffrets et des MPs, pour le coup je suis épatée ^^

Je suis donc ravie de ce deuxième swap, merci à Valoch’ pour le soin qu’il y a apporté :)

 Et si vous voulez voir ce que j’ai offert à mon swappé, Achille, c’est par ici ^^

 

On my wishlist #9

Sur une idée Book Chick City, le principe est le suivant : chaque samedi je mettrai en avant un livre qui me fait particulièrement envie, que ce soit une parution récente ou plus ancienne.

Pourquoi un seul livre ? Pour ne pas juste dresser une liste mais expliquer pourquoi je tiens à ce que ce livre rejoigne un jour ma PAL. "

Blue Jay Way de Fabrice Colin. Publié chez Sonatine, février 2012.

 

Pourquoi ce livre ?

Si je vous dis parce que l’auteur est un beau gosse, c’est valable comme raison ? Non ?

Alors si je vous dis parce que l’auteur m’a fait rire en parlant de se prestation dans La Grande Librairie (quoi, encore La Grande Librairie ? me direz-vous) sous ces termes : "je me couvre de ridicule avec un aplomb que n’aurait pas renié Nadine Morano à une partie de Trivial Pursuit spécial Culture Général", c’est valable comme raison ? Toujours pas ?

Bon…

Si je vous donne le résumé :

"Julien, jeune Franco-Américain féru de littérature contemporaine, a perdu son père le 11 septembre 2001 dans l avion qui s est écrasé sur le Pentagone. Désireuse de lui faire oublier ce drame, la célèbre romancière Carolyn Gerritsen, qui l a pris en amitié, lui propose d aller vivre à Los Angeles chez son ex-mari producteur, afin qu il officie en tant que précepteur auprès de leur fils Ryan. À Blue Jay Way, villa somptueuse dominant la ville, Julien est confronté aux frasques du maître des lieux, Larry Gordon, et à une jeunesse dorée hollywoodienne qui a fait de son désoeuvrement un art de vivre : un monde où tous les désirs sont assouvis, où l alcool, les drogues et les parties déjantées constituent de solides remparts contre l ennui. Peu à peu, Julien se laisse séduire par ce mode de vie délétère et finit par nouer une relation amoureuse avec Ashley, la jeune épouse de Larry (et belle-mère de Ryan). Lorsque la jeune femme disparaît mystérieusement, il doit tout faire pour dissimuler leur liaison sous peine de devenir le principal suspect. Ce n est que le début d’un terrible cauchemar : très vite, les morts violentes se succèdent, mensonges, trahisons et manipulations deviennent la norme, et la paranoïa apparaît comme le dernier refuge contre un réel insupportable. Julien doit savoir, pourtant, il n a plus le choix : il fait partie de l histoire."

Là ça commence à peser lourd dans la balance, vous ne pensez pas ? J’aime ces thrillers qui mêlent le macabre aux paillettes, et puis comme j’avais lu la chronique de Marine, mordue de polars et au jugement sûr, je l’avais noté dans ma wishlist avant même que je n’écoute François Busnel vanter les mérites de ce roman. Comme quoi j’ai de vraies bonnes raisons d’avoir très envie de le lire ;)

Et vous, quel est le livre que vous auriez très envie d’avoir cette semaine ? :)

Salon Sang pour Sang polar de la Tour du Pin

Un salon entièrement consacré au polar se tiendra les 9 et 10 juin à La Tour du Pin, en Isère. Un peu loin pour moi qui vit tout au Nord de la France malheureusement. Mais si vous habitez le coin et que vous êtes amateurs de polars, foncez ! Il va y avoir du beau monde :)

Les auteurs présents :

  • Aurélien Molas (lauréat du Prix Sang pour Sang POLAR du premier Roman policier 2010 avec La Onzième Plaie) 
  • Frédéric Mars (Non Stop, Les écriveurs)
  • Karine Giebel  (j’ai beaucoup aimé Les morsures de l’ombre) 
  • Gilles Caillot (L’apparence de la chair est dans ma PAL, et vu la chronique de Marine j’ai hâte de m’y mettre !)
  • Laurent Guillaume (son roman Doux comme la mort me fait de l’oeil)
  • Alexis Aubenque
  • Gérard Coquet
  • Catherine  Fradier
  • Claire  Favan  (j’ai adoré Le Tueur intime !)
  • Jacques  Saussey
  • Philippe Paternolli
  • Fabio Mitchelli
  • Thanh-Van Tran-Nhut
  • Alain Bron
  • Stéphane  Marchand (il me faut absolument Maëlstrom, je le veux !) 
  • Laurent  Luna
  • Jean-Luc   Bizien
  • Annabelle  Léna
  • Gaëlle Perrin  (j’ai Le sourire du Diable dans ma PAL. Une auteure d’une gentillesse extrême, n’hésitez pas à aller la voir ^^)
  • Fabien Hérisson (à l’origine de l’excellent recueil Les auteurs du noir face à la différence)
  • Constance April  

Vous pourrez aussi assister à la remise du Prix Sang pour Sang polar du premier roman policier en avant-première direct live. Plus d’infos par ici !

Bonne visite ! ;)

Le challenge de Missbouquinaix

Ce matin je suis tombée sur ce petit challenge concocté par Missbouquinaix et je dois dire qu’il tombe à pic !

Ce qu’elle nous propose, c’est un challenge express pour réduire notre PAL. Pourquoi express ? Parce qu’il ne durera que le temps du mois de juin. Et pourquoi tombe-t-il à pic ? Car comme vous le savez peut-être je me suis engagée dans un challenge PAL a zéro et qu’un petit coup de boost ne me ferait pas de mal ;)

Le but est donc on ne peut plus simple : réduire notre PAL en y piochant nos lectures du mois de juin.

Pour s’inscrire il faut simplement :

- communiquer à Missbouquinaix sa PAL bloquée pour le mois de juin. Les nouvelles acquisitions ne seront pas incluses.

- communiquer une photo de sa PAL.

Et le grand vainqueur de ce challenge aura la chance de se voir offrir une récompense livresque pour les efforts accomplis. Sympa, non ?

Alors, ça vous tente ? :)

Ma PAL !

"20 ans ferme" de Sylvain Ricard et Nicoby

Dimanche soir j’ai regardé pour la première fois le film Un prophète de Jacques Audiard. J’avais déjà eu l’opportunité de le voir mais comme c’est le genre de film qui me met en vrac, j’ai repoussé jusqu’à me sentir (à peu près) prête. C’est cette BD qui m’y a aidée. La prison, on s’en doute c’est pas rose. Après tout c’est une punition, pas un laissez-passer pour Disneyland. Mais le but étant de donner la possibilité aux condamnés de se réinsérer, il faut quand même garder un peu d’humanité dans ces lieux. Si le sujet du film et de cette BD est le même, la prison, l’angle de vue est différent. D’un côté les clans qui règnent en maître sur les prisons, d’un autre le système carcéral ultra défaillant. Le résultat est en tout cas le même : difficile de se reconstruire et de se donner une chance dans ces conditions.

J’avais eu l’occasion de lire cette BD pour Les Chroniques de l’Imaginaire, voici ma chronique :

Milan est un délinquant, pas méchant, mais hors la loi quand même. Il se fait arrêter pour braquage et cela signe le début d’un procès puis d’une mise en détention. C’est son histoire dans l’enceinte de la prison que Sylvain Ricard a choisi de nous raconter. Pour cela il s’est appuyé sur les confidences de Milko, fondateur et président de l’association Ban Public, qui a pour but de favoriser la communication sur les problématiques de l’incarcération et d’aide à la réinsertion des personnes détenues. Si l’histoire de Milan est fictive, elle est cependant intimement inspirée de celle de Milko.

Nous suivons donc les années d’incarcération de Milan. Le but de cette bande dessinée est de sensibiliser le lecteur aux conditions de détention des détenus et de pointer du doigt les incohérences du système. Plusieurs problèmes sont ainsi soulevés. Cela commence par le traitement des prisonniers par le personnel pénitentiaire. Les hommes sont entassés dans la cour lors des promenades, qui leur sont signifiées à coups de baton contre les barreaux. Alors que la prison est censée aider à la réinsertion, les hommes sont d’emblée ramener au rang d’animaux. Les couples ne peuvent pas s’isoler lors des visites, les punitions pleuvent pour parfois pas grand chose. Les cellules d’isolement, "le mitard’, a plus tendance à détruire ce qu’il reste à sauver chez ces hommes qu’à les aider à s’en sortir. Le message n’est pas qu’il faut laisser les détenus vivre normalement, pas du tout, mais simplement de réintroduire de l’humanité. La question du travail est aussi soulevée : selon ce qui ressort de cet ouvrage, le droit du travail s’arrête aux portes de la prison.

Le tort qu’a Milan est de ne pas se laisser faire et de faire savoir qu’il estime qu’il y a injustice, même pour un condamné. L’homme décrit ici n’est pas violent, bien qu’il essaye de rallier à sa cause ses codétenus et d’organiser des révoltes. Il veut juste qu’on le traite avec humanité et qu’on l’aide à être un homme meilleur quand il sortira de prison. Par conséquent il se met à dos le personnel pénitentiaire. Ce qui le sauve me semble-t-il est la fidélité de sa compagne, qui ne desespère pas, même quand après avoir conduit des centaines de kilomètres on lui annonce qu’il ne sera pas disponible de voir Milan.

20 ans ferme est une bande dessinée à vocation informative, qui n’en reste pas moins divertissante, car menée de façon à maintenir notre intérêt en suivant les aventures de Milan. Les dessins sont assez simples et restent donc en retrait pour donner plus d’importance au propos. Un dossier plus technique suit en fin d’ouvrage, afin de mettre en relief les manquements à la loi des centres pénitentiaires. Même si cet ouvrage est orienté, ne donnant qu’un point de vue unilatéral, il met sans aucun doute le doigt sur les défaillances de l’Etat, et donne matière à réfléchir sur un système carcéral visant plus à réinsérer les détenus qu’à les parquer.

Retrouvez les autres billets BDs du jour chez Mango !

Futuropolis, 2012, ISBN 978-2-7548-0586-5, 103 pages, 17 €

Quoi de neuf dans ma besace ? #14

Avez-vous remarqué que la semaine dernière il n’y a pas de post consacré à mes nouvelles acquisitions ? Je vous avoue que ça m’a fait drôle, mais en même temps, ma PAL m’a dit merci. Contrairement à cette semaine…

Cette semaine je n’ai rien dépensé, eh oui, challenge PAL à zéro oblige :) Donc mes acquisitions sont issues de trocs ou de dons.

Pochetroc

Site de troc dont je vous ai déjà parlé et que je trouve absolument génial. J’étais sur liste d’attente pour deux livres et ils ont été libérés \o/

C’est un livre dont j’ai entendu beaucoup de bien, et qui va me servir pour mon challenge Littératures Nordiques. On l’a offert pour l’anniversaire de notre copine Lilith et elle l’a dévoré, donc je me dis que c’est bon signe ^^

Sur le forum du Coin des lecteurs j’avais évoqué mon intérêt pour l’île de Guernesey après avoir lu Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Et une des copines membres m’a incitée à lire Sarnia si j’avais envie d’en savoir plus sur cette île. C’est un pavé donc je ne vais pas lire immédiatement, mais je suis contente de l’avoir :)

Troc entre copines

Vendredi soir nous avons toutes ramené des livres à troquer ou vendre. Alors d’une ça nous a permis de passer un bon moment ensemble, c’est toujours agréable ^^ Et aussi de vider renflouer nos PALs qui n’en ont pas besoin mais bon, nous ne sommes que de faibles créatures avides de lecture… ;) Ca fait une entorse au règlement du challenge PAL à zéro mais j’aurais regretté de ne pas en profiter, et puis j’ai quand même 5 livres en moins dans ma biblio, donc c’est pas si catastrophique que ça ;)

Et voici ce que j’ai ramené :

  • Oliver Twist de Charles Dickens, en VO
  • Meurtres à Lafferton de Susan Hill.
  • Le dernier juré de John Grisham.
  • Wise Blood de Flannery O’Connor, en VO.
  • Le Koala tueur de Kenneth Cook.
  • La métaphysique des tubes, d’Amélie Nothomb.

Pas mal, non ? :D

Et vous, qu’avez-vous eu de beau ? :)

 

 

"Une parfaite chambre de malade", Yoko Ogawa

Il y a quelques semaines je vous annonçais notre première lecture commune avec ma correspondante Livresse. Nous avions porté notre choix sur Une parfaite chambre de malade de Yoko Ogawa, car nous partageons le même intérêt pour la littérature asiatique, et nous avions toutes les deux envie de découvrir cette auteure.

Le livre est composé de deux nouvelles : Une parfaite chambre de malade et La désagrégation du papillon.

Une parfaite chambre de malade

La narratrice se remémore le moment où elle a accompagné son frère dans la maladie. Elle a passé beaucoup de temps avec lui dans sa chambre d’hôpital, jusqu’à ce que la mort l’emporte.

La désagrégation du papillon

La narratrice emmène dans une maison de repos la femme qui l’a élevée, maintenant sénile.

Mon avis : les résumés sont courts car du point de vue de l’histoire il n’y a pas grand chose à en dire. Ce qui importe c’est la façon dont la narratrice perçoit les choses. Dans la première nouvelle, elle prend le temps d’observer la chambre, aux couleurs sobres, d’une propreté extrême. Alors qu’elle est un lieu de maladie, elle s’y sent bien car c’est un cocon de pureté, dans lequel elle se sent en sécurité. Elle observe son frère, très mince, incapable de manger autre chose qu’une certaine variété de raisin. Elle note la transparence de sa peau. A la maison, elle scrute son mari quand il mange, les bruits qu’il fait en mastiquant, la gymnastique de sa bouche. La deuxième nouvelle continue dans la même optique. Elle écoute son corps, perçoit les mouvements de ses organes, de son utérus.

Cette façon de raconter un récit de façon organique est déroutante. Au début j’ai accroché car le style est… japonais. J’aime ce phrasé tout en douceur, ces mots précis et ce regard relativement neutre sur les choses. Tout est décrit avec objectivité, mais les émotions suscitées sont elles bien subjectives et chargées d’émotion. Pourtant, plus j’avançais dans ma lecture, plus j’éprouvais comme un malaise. Car à aucun moment je n’ai su éprouver de l’empathie, ni même de la sympathie pour cette femme. Ses pensées, émotions et réactions me sont totalement étrangères. Et c’est sans nul doute de là que vient le fait que j’ai eu beaucoup de mal à terminer ce court roman de 153 pages.

Les relations humaines dépeintes sont aussi atypiques. La narratrice a une approche très sensuelle envers son frère. Aucunement sexuelle, mais tout de même inhabituelle. Dans la deuxième nouvelle, elle et son compagnon ? amant ? on ne sait pas très bien… semblent à la fois très proches et à mille années lumières l’un de l’autre. La narratrice m’apparait comme vivant dans son propre monde dans les deux récits. Sans qu’on soit dans la folie, elle a juste une façon de penser très particulière.

Il y a autre chose qui m’embête avec ce roman. C’est que je sens que c’est comme pour certains poèmes. Il suffit qu’on nous l’explique et tout prend un sens nouveau. Le caché devient visible. Pour ces deux nouvelles, je me demande s’il ne me manque pas une clé de compréhension. Mais peut-être pas après tout, parfois il n’y a rien de spécial à comprendre. Mais ce doute me frustre.

Je ressors de cette lecture partagée. Décue parce que je n’ai pas accroché aux deux histoires, ni au style de l’auteure. La description des aliments, des résidus de vaisselle, des sensations corporelles, tout ce côté organique a vraiment gêné ma lecture. J’avais comme un drôle de goût dans la bouche tout du long. Mais en même temps je suis contente d’avoir approché une littérature différente. Même si ce n’a pas été concluant cette fois ci, c’est toujours intéressant de changer de décor de temps à autre. D’ailleurs j’ai toujours l’intention de lire un jour La formule préférée du professeur de cette même auteure. Chat échaudé ne craint pas l’eau froide ;)

Merci à Livresse d’avoir partagé cette lecture avec moi ! D’ailleurs, qu’en a-t-elle pensé ? C’est par ici !

Editions Babel, ISBN 978-2-7427-5661-2, 153 pages, 6,50 €

On my wishlist #8

Sur une idée Book Chick City, le principe est le suivant : chaque samedi je mettrai en avant un livre qui me fait particulièrement envie, que ce soit une parution récente ou plus ancienne.

Pourquoi un seul livre ? Pour ne pas juste dresser une liste mais expliquer pourquoi je tiens à ce que ce livre rejoigne un jour ma PAL. "

Avenue des Géants de Marc Dugain. Publié chez Gallimard, avril 2012.

Pourquoi ce livre ?

Alors comme on ne change pas une équipe qui gagne, j’ai entendu parler de ce livre… roulement de tambour… suspense… Bon, vous avez déjà tous deviné : chez François Busnel dans son émission La Grande Librairie.

Ce roman m’intéresse pour deux raisons. La première, l’auteur. J’ai lu de lui Une exécution ordinaire, et cette semaine L’insomnie des étoiles. Son écriture a un effet hypnotique sur moi, je me plonge dans son histoire, je le suis aveuglément. Et il a une façon de glisser ses intrigues dans un contexte historique donné qui me subjugue. J’aimerais lire tous ses romans, sauf Campagne anglaise, puisque l’auteur lui-même estime que c’est un mauvais roman et en a même plutôt honte. Donc autant lui faire honneur en ne le lisant pas ^^

Deuxième raison : l’histoire. C’est en regardant un reportage à la télévision sur le tueur en série Edmund Kemper que l’idée du roman lui est venue. Edmund Kemper est un Américain au QI très élevé, supérieur à celui d’Einstein. Mais il est né dans une famille où on le maltraitait. Il n’a jamais connu l’amour, seulement le rejet. Et est devenu ce qu’il est devenu… Marc Dugain a imaginé un personnage similaire, et a eu à coeur de montrer comme les blessures de l’enfance forgent un homme et conditionnent ce qu’il sera. Il ne juge pas, ne tolère pas, essaye juste de comprendre en se mettant à sa place. Je n’aime pas du tout les théories de psycho, Freud, le complexe d’Oedipe etc, mais tout ce qui relève du pragmatique, j’adore. Comment un homme réagit en fonction de ce qu’on lui a appris, apporté, ou pas, de ce qui l’entoure etc.

J’ai lu dans une interview que Marc Dugain avait sillonné les routes de l’ouest américain, changeant de motel toutes les nuits, pour s’imprégner au mieux des paysages et de l’atmosphère. Une raison de plus pour que j’aie vraiment très très envie de lire Avenue des Géants !! Et je suis quasi certaine que je vais adorer :)

Et vous, quel est le livre que vous auriez très envie d’avoir cette semaine ? :)

"Pablo : Tome 1 – Max Jacob", Julie Birmant & Clément Oubrerie

 OliV nous avait proposé il y a quelques semaines une Lecture Commune BD, et je ne pouvais décemment pas dire non, bien au contraire, je trouvais l’idée excellente ! Il nous avait donc proposé une sélection de trois titres et demandé de voter pour élire celle qui serait choisie. C’est le premier tome de Pablo qui est arrivé en tête, et cela tombe plutôt bien, cette nouvelle série figurait dans ma wishlist puisque j’aime beaucoup les BDs historiques et/ou biographiques.

Vous l’aurez compris, cette BD parle bien du grand artiste Pablo Picasso.

Si souvent on commence par un récit depuis l’enfance, qui explique le personnage, ses épreuves, ses bonheurs, pourquoi il est devenu ce qu’il est devenu etc, ici, il n’en est rien. Nous assistons à la naissance de Pablo, mais en tant qu’artiste.

L’histoire démarre en 1900, lors de l’Exposition Universelle de Paris. Picasso s’y rend avec son ami Casagemas, dans l’espoir de profiter de l’effervescence culturelle pour faire valoir ses tableaux. Là il rencontre Pedro Mañach, marchand d’art qui sera son agent. Il parviendra à persuader une galeriste influente, Berthe Weill, de lui prendre ses tableaux. Et étonnamment, elle les vendit très vite.

A Paris, Pablo et Casagemas s’installent dans l’atelier d’un ami peintre, Nonell, à Montmartre. La vie qu’ils y mènent est rythmée entre débauche et peinture. J’ai eu du mal à ma mettre dans la tête qu’on était encore au tout début du XXè siècle. L’ambiance ressemble plutôt à l’idée que je me fais des années 20, les années folles, pendant lesquelles on veut oublier l’horreur de la guerre et boire sa vie jusqu’à plus soif. Mais visiblement les Parisiennes avaient déjà des moeurs très légères en 1900, orgies et ribambelle d’amants au programme ^^

Mais cela n’empêche pas qu’il y a une place pour l’amour, et Casagemas est amoureux fou de Germaine, qui ne le lui rend pas très bien. De désespoir, Casagemas se tue, après avoir tenté de la tuer avec lui. C’est une véritable tragédie pour Pablo, qui dans une nuit de beuverie solitaire exorcisera sa peine en peignant La Mort de Casagemas :

Cette peinture marque un tournant dans la carrière du peintre. Et si ce premier tome s’intititule Max Jacob, ça n’est pas un hasard. Ce poète va tomber amoureux de l’oeuvre de Picasso,  et peut-être même du peintre. En tout cas il va l’héberger et lui redonner confiance en lui, l’aider à se dépasser.

C’est une voix-off étonnante qui raconte cette histoire : celle de Fernande Olivier. Alias Amélie Lang. Alias Amélie Percheron. Entre une famille d’accueil peu aimante et un mari violent, Amélie a toujours essayé de fuir sa vie. Elle n’y a réussi qu’en devenant modèle au Bateau-Lavoir, cet atelier géant de Montmartre qui a réuni les plus grands artistes en son temps. Et c’est là qu’elle a rencontré Pablo.

Pour moi qui ne connaissait de Pablo que sa petite silhouette de vieil homme et ses courants de peinture : période bleue, période rose, cubisme… l’immersion dans son histoire a été totale et très intéressante. Parce que connaître la vie d’un artiste, c’est souvent comprendre une époque, un mode de vie, une façon de penser. C’est capter l’essence d’une période donnée. Et j’ai adoré vivre quelques dizaines de minutes la vie à Paris dans les années 1900.

Et puis la vie de Pablo a de quoi produire une histoire passionnante, comme celle de Fernande d’ailleurs. Lire l’histoire de ce petit homme espagnol qui débarque à Paris ne sachant pas un mot de français, et qui deviendra ce que l’on sait, ça me fascine.

Quand aux dessins, j’ai aimé retrouver les traits de Clément Oubrerie qui me sont familiers puisque je l’ai découvert avec la série Aya de Yopougon. Cette fois on est loin de la Côte d’Ivoire mais on reconnait son coup de crayon, qui se prête parfaitement au scénario de Julie Birmant.

Pour faire bref j’ai adoré cette lecture, enrichissante et prenante, et j’espère que nous n’aurons pas trop à attendre avant de découvrir la suite des aventures de Pablo. Merci à OliV pour cette LC !

Mes compagnons de lecture pour cette LC : OliV, Tête de Litote, Yvan

Retrouvez les autres billets BDs du jour chez Mango !

Dargaud, ISBN 978-2-205-06936-5, 88 pages, 16,95 €

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